Déclaration SUD et CGT du 4 avril

 

Les organisations syndicales CGT et SUD ont appelé, ce jour, à une journée d’action dans toutes les Caisses Régionales, les filiales et les organismes adhérents à la Convention Collective. Cette journée d’action prend plusieurs formes :

-          Grève comme dans de nombreuses CR,

-          Assemblées Générales des salariés,

-          Consultation des salariés,

-          Rassemblement devant la FNCA de délégations venant des quatre coins de France.

 

Les salariés refusent le projet de la nouvelle annexe 1 de la Convention Collective et condamnent la politique d’austérité de la FNCA avec la non augmentation de la valeur du point et le versement d’une prime qui est, en net, inférieure à celle de l’an dernier.

 

Déjà l’ancienne Convention Collective ne permettait pas le maintien du pouvoir d’achat pour tous les salariés. Cette nouvelle Convention généralise cette perte de pouvoir d’achat par la disparition du point. Car supprimer le point, c’est abandonner l’augmentation collective et systématique de tous les composants du salaire (dont la REC dans de nombreuses Caisses).

Votre formulation de la page 51: « L’ensemble des composantes (A, B, C) se négociera, ensemble ou séparément, de façon globale ou modulée, étant entendu que le pouvoir d’achat sera au cœur de ces négociations » laisse bien voir vos intentions. Vous ne voulez pas augmenter toutes les composantes du salaire mais seulement la rémunération de classification et ainsi geler les ex PQI (dans lesquels on retrouve les points d’ancienneté et les points acquis tout au long de la carrière).

 

Les négociations auraient du aboutir sur une Convention Collective permettant à chaque salarié d’améliorer de façon significative son pouvoir d’achat car nous étions dans un contexte favorable :

-          les résultats financiers du Crédit Agricole sont bons : plus de 7 milliards de bénéfice en 2006 pour le Groupe dont 3 milliards pour les seules Caisses Régionales,

-          les nombreux départs en retraite (plus de 18 000 sur la période de 5 ans) font économiser par l’effet noria 2 millions de points mensuels (soit plus de 8 millions d’euros par mois).

 

La FNCA n’a pas voulu réinjecter ces points dans les augmentations de salaire. Elle a travaillé à « iso euros » mais en redistribuant autrement :

-          en donnant plus aux jeunes embauchés au détriment des anciens,

-          en privilégiant les augmentations individuelles (à la tête du client ou dit plus poliment en fonction de son comportement dynamique) au détriment des augmentations collectives.

 

Le Crédit Agricole devra dans le même temps effectuer un fort recrutement de jeunes diplômés dans un environnement très concurrentiel. Mais croyez vous vraiment qu’avec une embauche à 1 349 euros bruts (7% au dessus du SMIC), vous allez attirer les jeunes diplômés ? Croyez vous qu’avec une titularisation à 1 444 euros, vous allez fidéliser les jeunes embauchés ou, comme d’habitude, après une bonne formation, ils partiront ensuite à la concurrence.

Pour les syndicats SUD et CGT, ce projet d’annexe 1 ne répond pas aux attentes de salariés qui dans la dernière période les ont manifestées à travers des mouvements de grève ça et là dans les Caisses Régionales. Les revendications principales sont toujours : les conditions de travail (thème abordé aujourd’hui en négociation) et les salaires.

 

SUD et CGT estiment que tous les salariés doivent être consultés sur cette nouvelle Convention Collective et ainsi donner leur avis sur leur avenir !

 

CGT et SUD réaffirment leur opposition à toute signature de ce texte et demandent une négociation nationale qui permette vraiment l’amélioration du pouvoir d’achat pour tous les salariés du Crédit Agricole.